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Elim/CAN 2021 :  ce que pense Général Doumbouya sur le parcours du Syli ? (Interview)

Elim/CAN 2021 :  ce que pense Général Doumbouya sur le parcours du Syli ? (Interview)

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C’est une interview exclusive que nous avons eu a réalisé, ce mardi 30 mars avec notre consultant sportif et observateur aguerri du football sur le parcours du Syli National de Guinée lors des éliminatoires CAN 2021 et qui va se jouer en 2022 sur le sol Camerounais. Au cours de l’entretien que vous pourrez lire ci-dessous, Général Amadou Doumbouya, s’est non seulement réjouit de la qualification, mais il pense qu’il a des préparations à faire avant le coup d’envoi de cette 33eme édition.

Voici l’intégralité de notre entretien :

Topsprts224 : bonjour mon Général.

Général Doumbouya : oui, bonjour monsieur le journaliste.

Le syli national, comme l’année 2019 en Egypte sera à nouveau à la CAN 2021 au Cameroun. Alors vous êtes un observateur bien averti du football, comment vous avez suivez cette équipe durant ces éliminatoires ?

Général Doumbouya : Je dirais, c’est un parcours à mon sens élogieux. Il faut le dire, n’eût été quelques passages avide et des ratés, globalement moi je dirais que ça c’est très bien passé. Et ! Le syli national s’est vraiment bien comporté au cours de ces matches de qualification. Arriver à ce stade, je crois que le discours qui a passé dans les vestiaires n’a pas peut-être coller, parce que, il fallait juste à ces jeunes joueurs qui sortent et qui ont vraiment, c’est comme s’ils jouaient la finale contre une équipe Namibienne qu’on croyait déjà morte, alors qu’elle aussi avait fait son sursaut d’orgueil pour voir non seulement maîtrisé son sujet, mais aussi aller vers la victoire, ce qui fut fait déjà. Vous avez vue le déroulé du match, la Guinée pouvait prendre le dessus très rapidement, mais malheureusement l’incompréhension entre les joueurs à fait défaut. Puisqu’on avait l’occasion de faire le break, mais le jeune qui avait le ballon ne s’est pas montré altruiste. Ensuite nous avons concédé l’égalisation, suite à une erreur monumentale puisque le gars a été laissé seul et libre de tout marquage.

Aujourd’hui nous avons une question de génération au sein du syli, est-ce pour un des défauts de cette équipe vu la défaite à Windhoek ?

Général Doumbouya : Oui, c’est justement ce qui se fait et vous avez vue tout le cours du match contre la Namibie on constatait cela. Ce passage à témoin entre ces deux générations, c’est juste une histoire de complémentarité. Je me suis toujours dit, que dans pareil cas, il faut toujours s’appuyer sur l’expertise locale. J’aime bien voir les jeunes évoluant à l’étranger, mais qu’ils viennent pas occupé les 80% des places au sein du Syli National, j’aimerais bien qu’il fasse 50/50 par exemple. Voilà ça créer comme problème déjà entre soi-disant dernière génération et nouvelle, une chose que je ne mettrais pas sur l’angle de la génération. Je mets juste sur l’angle que les techniciens du Syli doivent pouvoir faire ce passage, pour n’est pas qu’il y ait un vide. Par exemple, poste pour poste, savoir qu’est-ce qu’il peut apporter le jeune qui va commencer et voir son temps de jeu par rapport aux anciens. L’ancien est un ancien, mais il faut lui accorder le maximum de temps vu son expérience et c’est lui qui sait approprié de la chose. Le jeune qui arrive il faut le faire venir, mais progressivement. A mon sens un match comme ça contre la Namibie, il fallait pas s’appuyer sur la jeune génération seulement, ça créer des problèmes.

Qu’est-ce qu’il faut maintenant pour le Syli, après cette qualification ?

Général Doumbouya : Je crois que l’entraîneur et tout son staff technique, ils ont du travail c’est vrai.  Nous devons attendre d’abord qu’on soit situé sur nos futurs adversaires, qu’on comprenne sur quelle page on est mit et sur quoi, on peut s’attendre pour jouer les matches. Mais qu’à cela ne tienne, déjà qu’on soit qualifié c’est maintenant qu’il faut affûter les armes, comme ledit l’adage : ‘’ce n’est pas le moment de la guerre qu’on prépare les armes’’. Il faut déjà se mettre en tête, qu’on va pour une compétition et on peut tomber sur la plus grande équipe africaine dans notre poule, il faut la jouer et pour la jouer, il nous faut la préparer. Je crois qu’il faut se préparer, mais dans cette préparation j’aimerais donner un petit conseil encore au staff technique. Je ne sais si mon avis compte, mais si on pouvait déjà commencer à avoir une ossature locale maintenant, parce que les expatriés d’autres jouent et d’autres c’est compliquer d’accord, mais que la Guinée ait une équipe locale, qui soit bien structurée et que les anciens qui arrivent, qu’ils viennent seulement en appuie. On a le temps de se préparer et on aussi le temps de sortir une grande équipe pour la CAN, moi je ne minimise pas ces jeunes joueurs, ils sont très bien. Il suffit simplement que le staff change de discours, prépare leur mental avant d’affronter les gros.

Cette nouvelle édition commence déjà à nous réserver des surprises. Alors à votre avis quelle sera sa particularité contrairement à celle de 2019 ?

Général Doumbouya : La première d’abord est l’absence de ce public dans le stade, parce qu’on joue aujourd’hui avec plein de regret et d’amertume de voir le stade vide et qu’aujourd’hui le football se fasse sans spectacle. Mais de l’autre côté quand on voit la qualification des équipes qualifiées de faible, pour moi il n’ya de de faible équipe actuellement en Afrique. Vous avez vue le Comores après la qualife, c’était la fête à Moroni, dans les îles et partout, Covid de côté surtout c’était une première de leur histoire. Ça un acquis, et je crois que c’est le football africain qui est en train de gagner, c’est le foot africain qui est en train de progresser et ce sont des jeunes footballeurs africains qui commencent à prendre conscience a dire qu’on veut plus jouer le second rôle, pourquoi pas se mettre devant et jouer. Si vous prenez une équipe comme Cameroun, elle n’a pas produit des grands grands grands joueurs. C’est-à-dire quand je parle du grand joueur, c’est du talent futé qui sort de l’ordinaire sur tous les plans, non. Mais le Cameroun c’est une équipe mentale d’abord, c’est le mentale que le Cameroun a essayé de produire, nous avons vu ça en qu’observateur du football africain. Comparativement à la Guinée, vous voyez le jeune guinéen est très technique, un grand dribleur mais en fin de compte ça manque. Regarder l’équipe malgache après une bonne CAN en Egypte se lamente actuellement en perdant 4-0 devant l’Éthiopie, donc il y’a une particularité pour Cameroun 2021 et qui va se jouer en 2022. C’est que, y’a des nations qui commencent a émergé maintenant en Afrique. Ce que je peux souhaiter à ces équipes, c’est de faire tout pour garder le cap. Ce n’est pas aujourd’hui briller et demain sombrer.

Merci mon général !

C’est à moi de vous remercier pour la considération.

L’entretien a été réalisé par Mohamed Diakité.

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